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L’intensité, la durée, le régime et le type de bétail du pâturage modulent les réponses du microbiote du sol – The Applied Ecologist


Les prairies représentent environ 40 % de la superficie terrestre de la planète et constituent le plus grand écosystème naturel, après les forêts. Le pâturage du bétail constitue actuellement l’activité humaine la plus importante dans les prairies, avec un impact persistant et fort à la fois sur la communauté végétale aérienne et sur les organismes souterrains. Le microbiote du sol constitue le groupe biologique le plus nombreux, le plus diversifié et le plus fonctionnellement crucial de la planète. Parmi eux, les microbes et les nématodes sont des composants essentiels des réseaux trophiques du sol, pilotant des processus écosystémiques souterrains critiques tels que le cycle des nutriments, la transformation de la matière organique et le flux d’énergie. Par conséquent, comprendre l’impact du pâturage sur les microbes et les nématodes du sol est essentiel pour la santé et la gestion durable des écosystèmes de prairies.

Pour résoudre ce problème, nous avons mené une méta-analyse mondiale en collectant 1 560 observations couplées provenant de 146 études publiées afin d’évaluer de manière exhaustive les impacts du pâturage sur l’abondance et la diversité des microbes et des nématodes du sol.

Résumé de l’étude © Tian et al, 2026

Nous avons constaté que le pâturage réduit généralement l’abondance des microbes et des nématodes du sol, avec des effets négatifs plus prononcés observés dans les prairies tempérées relativement arides. En revanche, le pâturage a un effet limité sur la diversité des microbes et des nématodes du sol. Pour différentes pratiques de gestion du pâturage, nous avons constaté que le pâturage modéré, en rotation, à court terme et mixte avait tendance à augmenter la diversité des communautés microbiennes et de nématodes du sol par rapport au pâturage intense, continu, à long terme et monospécifique.

Nous suggérons que le maintien d’une intensité de pâturage modérée, la mise en œuvre d’un pâturage en rotation ou de périodes de repos prolongées et la diversification des types de bétail sont essentiels pour protéger le biote du sol dans le contexte de l’intensification des activités humaines. En particulier, le pâturage intensif devrait être strictement évité dans les prairies arides et semi-arides afin d’éviter une dégradation irréversible des réseaux trophiques du sol.

Ceci est un résumé en langage simple traitant d’un article récemment publié dans Journal d’écologie appliquée. Retrouvez l’article complet ici.



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